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Combien consomme un radiateur électrique et comment limiter sa facture ?

Un radiateur de 1 000 W qui chauffe cinq heures coûte environ 1 € au maximum, et pourtant la facture réelle s’en écarte presque toujours. L’écart tient à trois choses : la façon de calculer, la température de consigne et les habitudes du quotidien. Voici comment estimer ce que vous dépensez et où reprendre la main.

Comment calculer la consommation d’un radiateur électrique ?

La consommation se calcule avec une formule simple : la puissance en watts, multipliée par la durée de fonctionnement en heures et divisée par 1 000, donne des kilowattheures. Un modèle de 1 000 W qui chauffe pendant 5 heures représente donc 5 kWh, l’unité retenue sur la facture.

Pour traduire ce résultat en euros, il suffit de le multiplier par le prix du kWh. Depuis le 1er août 2026, le tarif réglementé en option Base s’établit à 0,2001 € TTC le kWh, d’après Selectra, qui s’appuie sur la délibération de la CRE du 15 juillet 2026. Cette valeur varie selon le contrat souscrit, et sa prochaine révision est annoncée pour le 1er février 2027. Les 5 kWh de l’exemple coûtent ainsi environ 1 €.

Ce chiffre reste un plafond, pas une moyenne. Selon Thermor, la régulation contrôle la température environ toutes les minutes, si bien que la résistance ne tourne pas en continu : un radiateur de 1 000 W ne consomme pas 1 000 W pendant tout le temps où il est allumé. L’écart entre le calcul théorique et la facture dépend ensuite de l’isolation, de la consigne et du temps de présence.

Sur une saison, l’exemple donné par Thermor, un radiateur de 2 000 W utilisé 6 heures par jour pendant 180 jours, aboutit à 2 160 kWh, soit environ 432 € au tarif cité plus haut. Ce montant suppose un fonctionnement permanent à pleine puissance, ce qui n’arrive pas en pratique : il sert surtout à comparer des scénarios entre eux, par exemple une chambre chauffée la nuit et un salon chauffé la journée.

Radiateur électrique : comment bien choisir le sien chez Bricomarché selon la pièce à chauffer ?

Quelle température de consigne viser pour chauffer sans gaspiller ?

La consigne pèse davantage que la puissance inscrite sur l’étiquette. D’après l’ADEME, relayée par Thermor et Selectra, chaque degré supplémentaire ajoute environ 7 % à la consommation de chauffage. Passer de 19 à 21 °C, un niveau souvent observé dans les logements, alourdit donc la note de l’ordre de 14 %.

Les repères de l’ADEME varient selon l’usage de chaque pièce :

  • 19 °C dans le salon et les pièces de vie ;
  • 16 à 17 °C dans les chambres ;
  • un chauffage coupé dans les pièces inoccupées.

Ces valeurs servent de point de départ, pas de règle absolue. L’exposition, la hauteur sous plafond et l’état d’isolation modifient le ressenti, d’où l’intérêt de tester une consigne pendant quelques jours avant de la relever.

Quels réglages et habitudes font baisser la facture ?

La programmation évite de chauffer pour rien. Un thermostat programmable ou connecté maintient les consignes, abaisse la température la nuit et coupe le chauffage pendant les absences, selon Thermor, sans que l’on ait à y penser. Quelques gestes complètent le réglage : aérer 5 à 10 minutes par jour, fermer les volets le soir et éteindre le chauffage des pièces vides. Ces habitudes coûtent peu et agissent sur des pertes de chaleur que la puissance du radiateur ne compense pas.

Le matériel compte aussi. Un radiateur à inertie bien dimensionné et une meilleure isolation réduisent les besoins à la source, même si aucun gain chiffré fiable ne vaut pour tous les logements. Pour estimer un projet précis, mieux vaut partir de la surface, de la hauteur sous plafond et de l’état d’isolation de chaque pièce.